Faire partie d’un clan

 dans Authenticité, Avoir une direction, Coaching, Confiance, Courage managerial, Faire partie d'un clan, Travail d'équipe

Fais tu partie d’un clan? Une gang, une équipe, un groupe d’individus avec lequel tu partages les mêmes valeurs, les mêmes espoirs, les mêmes objectifs ou simplement, les mêmes plaisirs? 

En soit, faire partie d’un clan, c’est génial! Ça favorise le sentiment d’appartenance à un groupe, ça crée de l’engagement et du dévouement à la cause qu’on embrasse.

Quand le clan est nécessaire

Le clan, c’est la famille. Faire partie d’un clan solide c’est avoir la possibilité de se développer en toute sécurité et faire pousser des racines de confiance en soi. C’est fondamental pour grandir de manière sereine.

Quand on chemine avec une équipe sportive, par exemple, c’est certain que l’objectif est de gagner. Il est donc normal de vouloir créer le clan le plus puissant possible pour battre l’équipe adverse. On est dans une relation de « gagnant-perdant », mais le perdant, on ne le connait pas et ce qui lui arrive nous importe peu. Dans le même ordre d’idée, au travail c’est important de créer un clan solide pour « battre » encore une fois l’adversaire, la concurrence, cette fois-ci. 

 Un dernier exemple (il pourrait y en avoir plusieurs autres): lorsque des immigrants qui ont tout quitté arrivent ici pour se créer une vie meilleure. Une personne qui parle le Wolof, par exemple et qui en rencontre une autre qui le parle également… quelle sensation de réconfort de pouvoir échanger librement dans sa langue, en sachant que cette personne a les mêmes références, la même culture, les mêmes soucis… Ne pas avoir besoin de se forcer pour trouver le mot juste ou réfléchir au sens du mot qui vient d’être dit… Dans de telles circonstances, le clan est nécessaire. Il rassure, supporte, valide.

Le clan toxique

Mais il y a des clans qui peuvent être négatifs. On a tous déjà connu un leader négatif. Par exemple, Steve la terreur de 6e année qui menace et intimide ceux qui ne sont pas de son bord.  Tu te souviens à quel point on faisait tout ce qui était possible de faire pour être admis dans son clan? On voulait être cool et faire partie de la gang des « hot » de l’école! Ou, au contraire, on voulait passer inaperçu le plus possible afin de ne pas tomber entre ses griffes malfaisantes! Et quand Jérémie s’est retrouvé pris dans son cartel, on a fait semblant qu’on ne le connaissait pas… Non mais, quel stress! 

Dans nos organisations, ne faisons pas l’autruche, de telles situations existent, même si nous sommes devenus adultes et matures ????. Plusieurs peuvent affirmer avoir déjà travaillé dans un milieu toxique. Ça ne fait que quelques jours que tu es arrivé en poste et déjà, on te dresse un portrait exécrable de tes collègues, on t’influence à ne pas développer de relation avec les autres, on te dit: « Ici, c’est la guerre, dis rien à personne pour pas avoir de trouble! ».  Ou parfois, c’est le patron qui divise pour régner, situation encore pire s’il en est une!

Quand le clan détruit l’équipe

Que fait t’on quand un clan se crée au sein même de l’équipe? Quand les membres de l’équipe ne collaborent plus ensemble et qu’une compétition malsaine s’installe entre eux? Personne n’est à l’abri de la création de clans dans l’équipe qui favorisent la genèse de conflits qui peuvent mener à l’explosion. 

Comme leader, il est impératif d’être attentif aux moindre événements pouvant déclencher la création de clans. Voici quelques exemples de situations qui peuvent paraître banales… (Le diable est dans les détails, comme on dit! ????) : 

  • Quand on n’est pas attentif aux besoins de tous, même ceux qui semblent bien aller et qu’on privilégie certains individus, ça ouvre la porte à la création de clans. 
  • Quand on laisse les membres de l’équipe dans un vide d’informations, cela favorise la présomption. Le champ est libre pour spéculer des intentions. On voit alors apparaître le clan de ceux qui sont pour et celui de ceux qui sont contre la présomption.
  • Quand des individus parlent une langue qu’on ne comprend pas, celui qui ne la parle pas peut se sentir mis de côté. 
  • Quand les gens parlent dans le dos des autres, ça favorise la fermeture et la méfiance.
  • Quand il n’y a un manque de justice au sein de l’équipe (fondée ou pas…), certains peuvent facilement nourrir l’impression qu’ils sont mal traités.  
  • Quand plusieurs générations se côtoient dans la même équipe: facile de faire de l’âgisme dans un sens comme dans l’autre! 
  • Quand c’est impossible d’avoir des conversations à coeur ouvert avec authenticité, cela crée des relations superficielles.
  • Quand l’individu est dans son ego (MON avancement, MON plan de carrière), il n’est plus disposé à collaborer en équipe et crée un clan avec lui-même.

Pour éviter l’escalade de la création de clan, il faut stopper l’élan dès le départ. Mettre en place des stratégies de collaboration non négociables qui favoriseront l’échange, le partage et même le choc des idées. 

Mais pour y arriver, il y un ingrédient de base nécéssaire et c’est la confiance entre les membres de l’équipe. S’il n’y a pas de confiance, il y a logiquement, de la méfiance. 

Pour nourrir la confiance entre les membres de l’équipe et entre l’équipe et la direction. Ça prend:

  • un leadership clair et bienveillant; 
  • une vision claire, partagée, comprise et embrassée par tous les membres de l’équipe;
  • de la cohérence et de la constance dans ses actes. (Que les bottines suivent les babines…);
  • surtout: du courage! Le courage de se tenir debout, aligner sur ses valeurs de collaboration. Ça en prend beaucoup pour défaire des clans déjà bien souder…

Vous vivez une telle situation? J’ai des solutions pour vous! Je serai heureuse de collaborer avec vous!  

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