Avez-vous l’impression de n’être « jamais assez »?
Aimeriez-vous être plus reconnu dans votre organisation?
On entend beaucoup ces années-ci: soyez à l’écoute, soyez humble, soyez ouvert d’esprit, etc…
Je lisais l’édition du Journal Les affaires de janvier dans laquelle se trouve un article avec Guy Cormier, leader d’envergure, sur les éléments importants à développer à titre de leader. Il ne faisait pas exception dans ses propos au sujet du développement du leadership: la bienveillance est de mise. Ce sont des compétences fort importantes à développer, soit.
Mais comment y arriver quand on est pris dans les opérations ou les urgences, quand on nous pousse (ou qu’on se pousse) à atteindre des objectifs ambitieux, quand le temps passe trop vite, mais surtout, quand, en dedans de soi, ça crie: ET MOI?
À titre de leader, vous êtes le pilier de l’entreprise ou de la division. Vous avez la lourde tâche de devoir diriger des gens pour atteindre les objectifs. Vous êtes tenus d’avoir une vision et de la transmettre clairement à tous ceux qui la feront briller. Vous devez, en plus, si possible, être inspirant pour que vos gens embrassent le projet avec enthousiasme et engagement. Vous devez économiser et faire des profits. Tout ça pèse sur vos épaules.
Revenons au tout début
Au départ, vous avez sauté dans le projet avec joie. Peut-être était-ce votre projet? L’enthousiasme est alors encore plus grand! Chose certaine, vous y croyiez, vous étiez confiant que votre vision était la bonne et qu’elle procurerait les résultats estimés.
Petit à petit, la gestion humaine est devenue plus importante que celle des opérations. Cette donnée n’était pas prévue dans vos prédictions. Vous avez remarqué une baisse de régime, une perte d’engagement… Ouf… que faire avec ça? Alors, vous avez commencé à entendre parler de bienveillance, d’écoute, d’équilibre travail-vie personnelle, de santé mentale, etc… Aaaah! Ok, ok!
Avec sincérité et engagement, vous vous êtes investi au meilleur de votre connaissance dans une manière de diriger axée sur la bienveillance. Après un certain temps et beaucoup d’efforts, vous avez réalisé qu’il n’y avait pas de résultats marquants…
Alors, doucement, la frustration ou l’amertume se sont faits sentir en vous. Vous aviez l’impression que vos efforts porteraient fruit rapidement mais… la gestion humaine s’est avérée plus complexe que vous ne l’aviez prévue.
À ce moment-là, vous avez réalisé que c’était pas mal exigeant d’être « un leader inspirant ». Vous trouviez que vos gens étaient difficiles à gérer et surtout, à satisfaire. Vous avez commencé à trouver que vous en faisiez beaucoup comparativement à ce que vous receviez en retour. Vous avez trouvé que vos efforts n’étaient pas assez reconnus.
Que faire? Plus les gens en demandent, plus la frustration monte en vous. À l’extérieur, vous démontrez un visage bienveillant, ouvert et à l’écoute. À l’intérieur, ça bouillonne: « ils sont tellement paresseux », « leur cordon de la volonté traine dans la bouette! », « Personne se rend compte de tout ce que je fais pour eux, mais j’peux pas le dire, j’vais avoir l’air de me vanter! »…
Je comprends votre frustration. Il y a un décalage entre votre intention et le retour sur votre investissement et c’est frustrant!
J’appelle ça: le déséquilibre « image/réalité »: l’image que vous voulez qu’on ait de vous et votre sentiment intérieur réel.
Il est temps de vous remettre dans la lumière et de retrouver votre enthousiasme de départ!
Sentir qu’on est « jamais assez » part d’une perception intérieure. Vous avez le pouvoir de modifier cette perception. Pour y arriver, il y a un pas de recul à prendre pour:
- D’abord, comprendre et nommer comment vous vous sentez.
- Définir l’équilibre entre l’image projetée voulue et le sentiment vécu réel.
- Comprendre comment l’image projetée est perçue par l’extérieur.
- Prendre action pour vous. Les impacts seront puissants sur votre équipe et sur l’organisation.
L’idée est de trouver l’équilibre entre ce qui doit être fait pour répondre aux attentes de vos gens pour garder ce statut de « leader inspirant » et définir ce qui est au delà de vos limites.
Vouloir être bienveillant en portant un sentiment d’animosité ne fonctionnera pas, malheureusement.
Le plus grand défi du leader, c’est d’être cohérent entre ce qu’il dit et ce qu’il fait.
Vous aimeriez en parler? J’aimerais vous écouter. Prendre rendez-vous.
