Devenir un gestionnaire de coeur

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À titre de gestionnaire ou de directeur, vous est-il déjà arrivé de vous sentir démuni devant une situation complexe ? Un conflit intergénérationnel, un manque de connaissances des membres de votre équipe, un sentiment d’être « parachuté » dans un mandat pour lequel vous manquez d’habiletés ?

OUI ? Bonne nouvelle, vous n’êtes pas le/la seule !

2e bonne nouvelle : il existe des trucs simples pour remplir votre coffre à outils afin de bien gérer n’importe quelle situation!

Le défi: apprendre à gérer avec son coeur et peut-être mettre un peu de côté son ego…

Quand un gestionnaire se retrouve dans une telle situation (surtout en début de carrière de gestionnaire) le stress peut monter rapidement et même l’anxiété n’est pas très loin… Pour le gestionnaire, cela peut provoquer:

  • des erreurs de jugement à vouloir solutionner rapidement;
  • du déni pour ne pas assumer sa responsabilité;
  • du stress causé par une pression personnelle et de son/ses supérieurs  et/ou des deux !;
  • un sentiment d’incompétence (surtout pour le gestionnaire novice) car celui-ci s’impose des objectifs audacieux ;
  • de la colère, de la frustration ;
  • une perte d’estime de soi ;
  • de l’insomnie causée par le stress et le manque de ressources ;
  • de la fatigue, causé par l’insomnie ;
  • … !!!

Et tous ces éléments peuvent créer ultérieurement, une détérioration des relations de travail entre les personnes concernées. Et, si ce problème vous arrive et que vous êtes le gestionnaire, VOUS serez le premier accusé…  Dans une telle situation, il est utile de pouvoir compter sur des trucs qui se trouvent dans son coffre à outils de softskills. Parce que si votre équipe vous rejette… c’est fini. On espère tous ne pas se retrouver dans une situation pareille… Comment faire?

Avoir des relations saines avec les gens qui font partie de votre entourage, avec votre équipe.

Afin de vous assurer que votre équipe vous soutient, il est important que celle-ci sente que vous avez confiance en elle. C’est donnant-donnant…

Comment démontrer, exprimer, alimenter, votre appréciation auprès de chaque membre de votre équipe ?

Voici une ébauche d’explication.

René Angelil, leader d’excellence

Lors du décès de René Angélil, Stéphane Laporte a écrit ce vibrant témoignage : « Il (René) ne regarde pas au-dessus des gens. Il regarde dans les gens. Dans les yeux. Et son regard va loin. Jusqu’à la sincérité de qui vous êtes. » Et un peu plus loin dans l’article : « René n’impose pas le respect. Il fait mieux que ça, il le donne.  Parce que l’homme le plus respecté du show-business est celui qui respecte le plus les autres. » *

Ces paroles chargées de sens décrivent ce qu’est un grand leader. L’extrait : « René n’impose pas le respect. Il fait mieux que ça, il le donne » est particulièrement touchant parce qu’il indique que pour obtenir la collaboration des autres, il faut leur montrer du respect.

Le respect est cette valeur nécessaire à toute relation que l’on veut positive et harmonieuse. Le contraire du respect c’est le mépris. Lorsqu’on ne respecte pas ses acolytes (pour toutes sortes de raisons, bonnes et moins bonnes…), on tombe dans le mépris. Et là, la relation est fichue.

René Angelil aurait pu être méprisant, condescendant, hautain, faire un power trip, il aurait été tout aussi riche et puissant. Mais, il n’aurait pas eu autant de témoignages d’affection et de reconnaissance à sa mort. On aurait plutôt dit : « Bon débarras ! » René Angelil est un cas d’exception, un formidable leader naturel et ses qualités peuvent être une excellente source d’inspiration pour quiconque aspire à devenir un leader respecté qui a l’ambition de vouloir faire une différence. Pourquoi faut-il s’en inspirer ? Pour devenir un leader de cœur.

Comment réussir à avoir des relations saines avec son équipe : apprendre à démontrer votre appréciation à vos gens.Vous me direz : « Je donne toujours une carte cadeau à ceux qui dépassent leurs quotas ! ». C’est un excellent début mais ce n’est pas suffisant…

Les langages d’appréciation au travail**

Je m’intéresse à la communication en entreprise et dernièrement, j’ai découvert les auteurs de cet ouvrage: Gary Chapman et Paul White. Leur recherche est à la fois passionnante et pertinente et je m’en inspire grandement.

Il y a cinq langages d’appréciation au travail. L’idéal est de connaître le langage de chacun des membres de votre équipe, celui qui résonne positivement pour lui. Pourquoi ? Pour remplir son coffre affectif de cette attention toute particulière qui fait que votre employé se sent ÉLU. Par vous ! Cette délicatesse qu’avait naturellement René Angelil peut également devenir une seconde nature pour vous.

Les 5 langages sont :

  • Les paroles valorisantes
  • Le temps de qualité
  • Les services rendus
  • Les cadeaux tangibles
  • Le touché physique

Alors, si votre employé est une personne qui apprécie entendre des paroles valorisantes et que vous ne lui en dites jamais, il se peut qu’il soit en déficit d’appréciation et cela peut avoir des répercussions à plus ou moins longs termes sur sa performance au travail même si vous lui remettez de multiple cartes-cadeau ! Au contraire, si vous nourrissez votre employé dans le type de langage qui lui ressemble, il sera enjoué, aura envie de remuer ciel et terre pour vous faire plaisir tant il sera reconnaissant ! Il aura votre entreprise tatouée sur le cœur ! Et cela n’a rien à voir avec le salaire !

Quel type de langage d’appréciation affectionnez-vous ? Lequel vous permet de vous sentir important, apprécié, désiré ?

Moi, ce sont les paroles valorisantes. Et vous?

Hémisphère Formation propose une formation sur les langages d’appréciation au travail. Ça vous intéresse ?

 

* LAPORTE, Stéphane - COLLABORATION SPÉCIALE, La Presse +, édition du 16 janvier 2016
**CHAPMAN, Gary et WHITE, Paul, "Les 5 langages d'appréciation au travail", Béliveau Édition, 2015 
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